Excerpt for Le Cygne by José Hodar, available in its entirety at Smashwords

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LE CYGNE



(PYGMALIONS – I)



Auteur : José Hodar



Smashwords Edition



Le Cygne: Copyright 2011 José Hodar


Couverture : Copyright 2011 Jean-Louis Rolland



Le présent livre est une œuvre de fiction. Toute ressemblance avec des personnes vivantes ou décédées, ou avec des évènements actuels ou passés serait pure coïncidence.


Ce livre a été écrit à l’intention d’un public adulte. Interdit aux mineurs.


Smashwords Edition, License Notes

Le présent exemplaire de ce roman est destiné à un usage strictement individuel. Il ne doit pas être revendu ni donné. Si vous souhaitez partager la présente œuvre avec d’autres personnes, nous vous remercions d’en acheter une copie par destinataire. Nous vous remercions de votre soutien à l’auteur.



TABLE DES MATIERES

CHAPITRE I

CHAPITRE II

CHAPITRE III

CHAPITRE IV

CHAPITRE V

CHAPITRE VI

CHAPITRE VII



CHAPITRE I


– Karim ? Bonjour, c’est Alexandre, je suis en bas. Tu peux m’ouvrir, s’il te plaît ?

Un grésillement, et la serrure se débloqua. Deux minutes plus tard, la sonnette de l’appartement retentit. Karim alla ouvrir.

– Qu’est-ce qui me vaut…Mais tu es trempé ! Viens, entre !

– Merci, j’étais sorti courir, et je me suis pris une averse.

– Allez, enlève tes fringues et va prendre une douche. Je t’apporte une serviette.

Le jeune arrivant s’exécuta. Karim ne put s’empêcher de l’admirer. Son visiteur était plus petit que lui, au moins dix centimètres. Ses cheveux d’un roux flamboyant, coupés très court, encadraient un visage aux traits irréguliers où ressortaient de grands yeux verts, de belles dents blanches et un sourire lumineux. Son corps mince, bien proportionné, aux épaules larges, à la taille et aux hanches étroites, et aux longues jambes modelées et fuselées par la pratique régulière de la course à pied, ruisselait d’eau et de sueur mêlés. Sa peau était, chose rare chez un roux, d’un blanc parfait, sans taches de rousseur, et apparemment très douce. Lorsqu’Alexandre se tourna tout en enlevant son sweat, il fut ébloui par la vue du dos, aux muscles doucement marqués. Vint le tour du jogging et Karim retint son souffle : le bas de la colonne vertébrale montrait de jolies fossettes de chaque côté, qui mettaient en valeur les muscles lombaires comme il l’avait imaginé ; quant aux fesses, blanches, fermes, rondes et glabres, musclées par le sport, elles lui parurent sublimes. Il se détourna pour cacher son trouble et partit chercher la serviette promise. A son entrée dans la salle de bain, il eut la vision complète du côté face d’Alexandre, aussi excitant que le côté pile. Les muscles n’étaient ni très volumineux ni très saillants, mais ils semblaient fort durs et ce corps, qu’il voyait enfin dénudé, le faisait fantasmer depuis qu’ils s’étaient connus. Son érection devint douloureuse. Il retourna dans le salon et essaya de se calmer. Puis il prit sa décision : ce soir il tenterait sa chance, il n’en pouvait plus d’attendre.

Cinq minutes plus tard, Alexandre le rejoignit. Une petite serviette qui se soulevait légèrement sur le devant lui ceignait les reins. Avec un bon sourire, il alla à la fenêtre et regarda le paysage. L’orage ne s’était pas calmé et le ciel de Paris, prématurément assombri, était zébré d’éclairs. Quel mois d’avril ! Il se tint immobile, absorbé par le spectacle.

– J’adore les orages, dit-il au bout d’un instant. Ils sont tellement superbes !

– Même quand tu te fais arroser ?

– Oui, répondit-il avec un rire gai. Mais, je te l’accorde, j’ai eu de la chance de te trouver à la maison. Cela m’évitera un rhume.

Karim n’écoutait plus. Il avait le regard rivé sur la chute de reins de son visiteur. L’excitation faisait flamboyer ses yeux noirs. A son tour il s’approcha silencieusement de la fenêtre. Quelques pas, et il fut derrière Alexandre. Un autre petit pas en avant, et ses cuisses frôlèrent les fesses du jeune homme pendant que le renflement de sa braguette le touchait en haut de la raie. Alexandre tressaillit mais ne bougea pas. Karim remarqua le léger tremblement qui agitait les jambes de son visiteur. Il pencha la tête en avant. Le devant de la serviette se soulevait rapidement. Il eut un sourire de triomphe.

– Je veux bien croire que tu adores les orages. Ils te font un sacré effet. A moins que ce ne soit moi ?

Alexandre ne répondit pas, mais son tremblement s’accentua et il baissa les yeux. Karim le prit par les épaules pour le retourner. Le jeune homme se laissa faire docilement. Son hôte lui prit le menton ce qui l’obligea à lever la tête.

– Eh bien, ça ne va pas ?

– Je…je suis désolé, je ne voulais pas te choquer.

– Je ne suis pas choqué, bien au contraire. C’est moi qui te fais cet effet ?

– Eh bien, je…oui, dit Alexandre à voix basse.

– Ça fait longtemps ?

– Depuis la première fois que je t’ai vu. J’ai craqué. Et ça empire de jour en jour. Excuse-moi.

– Il n’y a rien de mal à ça, mon bébé. Mais tu n’as jamais rien laissé paraître.

– Non, je…je ne savais pas comment te le dire.

– Il y avait bien des façons de me le faire comprendre !

Alexandre ne répondit rien. Son corps était crispé. Il se forçait manifestement à ne pas se sauver à toutes jambes. L’idée qui vint à l’esprit de Karim le fit frissonner de la tête aux pieds. D’excitation.

– Dis-moi, tu n’as jamais dragué un garçon ?

– Euh…Non, je n’ai jamais rien fait.

– Ni une fille ?

– N-non.

– C’est incroyable…Tu es totalement vierge ?

– Oui. Je suis désolé, répéta Alexandre dans un murmure en baissant à nouveau les yeux.

Karim eut un large sourire. La réalité dépassait ses fantasmes, il n’en espérait pas tant. Il reprit le menton d’Alexandre et le força à relever la tête. Il plongea le regard dans celui de son jeune visiteur.

– Il n’y a pas de quoi avoir honte, mon bébé. Tant mieux pour moi, je vais avoir la chance de prendre ta virginité. Tu sais, je n’arrête pas de penser à toi, j’en deviens fou. Ce soir je vais te faire le grand jeu. Ça va être le paradis sur terre, tu verras. Pour toi et pour moi.

Il pencha la tête. Ses lèvres touchèrent celles d’Alexandre. Ce premier baiser fut léger, très léger. Puis vint le deuxième, plus appuyé. Puis le troisième, et Karim commença à forcer les lèvres d’Alexandre à s’ouvrir.

– Laisse-moi faire, mon bébé, murmura-t-il. Laisse-moi être ton initiateur.

La bouche d’Alexandre s’ouvrit, leurs haleines se confondirent et la langue de Karim s’aventura dans la cavité qui s’offrait, doucement d’abord, puis de plus en plus impérieusement. Alexandre l’aspira instinctivement, se mit à la téter. L’immense verge de Karim se cabra. Il la pressa contre les abdominaux du jeune homme pendant que ses bras l’étreignaient. Alexandre parcourut de ses mains les flancs et le dos de Karim, atteignit ses épaules. Les mains de ce dernier, pendant ce temps, parcoururent le chemin inverse et caressèrent le dos de la nuque aux reins, doucement, et le firent tressaillir à chaque mouvement. Quand elles atteignirent les fesses Karim soupira de plaisir. Ces fesses étaient divines. Les mains soulevèrent la serviette et les caressèrent doucement, éprouvant la rondeur et la fermeté de la chair. Alexandre, lorsqu’il sentit ces grandes mains le toucher, émit à son tour un gémissement. Son érection était elle aussi à son comble. Il eut l’idée d’entremêler leurs langues, et le baiser devint emporté. Karim garda la main gauche sur les fesses de son néophyte amant, pendant que de l’autre il enlevait la serviette et allait lui caresser la verge tendue à craquer. Alexandre voulut faire de même, mais Karim l’arrêta.

– Non, ne bouge pas dit-il. Je me charge de tout. Ce soir je te veux passif.

Ses mains reprirent leurs caresses : la droite parcourut doucement la verge d’Alexandre, longue et épaisse mais pas autant que la sienne, du gland bien décalotté et d’un beau rose aux lourdes bourses. Alexandre a été gâté par la nature, pas autant que moi, mais il n’aura à rougir de ses attributs devant personne, songea Karim. Sa main gauche, elle, se dirigea lentement, doucement, vers le sillon fessier. Elle remonta jusqu’aux reins, en caressa les fossettes qui l’avaient tellement ravi tout à l’heure, puis du bout des doigts, redescendit le long du sillon. Alexandre sentit son cœur bondir d’excitation. Ces caresses lui hérissaient les cheveux de la nuque et les poils des avant-bras. Chaque mouvement de Karim déclenchait de petites décharges électriques qui le faisaient tressaillir.

Il gémit plus fort lorsqu’il sentit un doigt s’approcher de son orifice et cambra instinctivement les reins.

– Tiens, tiens…dit Karim. Tu as l’air d’aimer ça ! Bien, explorons…

Il reprit la bouche d’Alexandre pendant que le doigt atteignait l’endroit si fort rêvé. L’anus restait serré : personne, pas même Alexandre, ne devait l’avoir stimulé, en effet. Le doigt passa doucement sur les bords, s’engagea dans le périnée, puis revint. Alexandre gémit sourdement, la bouche toujours envahie par la langue apparemment infinie de Karim, et sépara les jambes. Karim profita de l’occasion pour faire passer sa main droite sous les testicules et s’en alla caresser la zone sensible du périnée. Alexandre se mit sur la pointe des pieds, ce qui facilita l’exploration de son intimité. Bientôt les deux majeurs de Karim se rejoignirent autour de l’orifice et le caressèrent. Une fois, deux fois…L’orifice en question commença à s’assouplir et un doigt attaqua un stade plus avancé de l’exploration. Alexandre se cabra et serra ses sphincters.

– Non, mon petit canard, susurra Karim. Détends-toi…laisse-moi entrer. Je ne vais pas te faire de mal. Ouvre-toi, tu verras comme c’est bon.

Alexandre obtempéra. L’extrémité du majeur gauche reprit une caresse circulaire, suivant les bords de l’orifice. Karim le retira alors, l’amena à hauteur de la bouche d’Alexandre et en caressa les lèvres. Celles-ci, sous la sollicitation, s’ouvrirent et le doigt alla frotter doucement la langue.

– Suce mon doigt, mon amour, dit Karim, toujours dans un murmure. Oui, comme cela. Très bien.

Il retira son doigt et le remit en position. Il sentit le garçon se détendre à nouveau et cette fois commença à pousser. Le bout de la phalange, après quelques tentatives, parvint à s’introduire. Il resta immobile quelques instants, puis entama un léger mouvement circulaire, puis poussa, toujours légèrement, puis reprit son mouvement circulaire, puis de nouveau s’enfonça un peu. Alexandre sentait cette invasion activer des terminaisons nerveuses dont il n’avait jamais soupçonné l’existence. Il regarda Karim qui se délectait en voyant le plaisir qu’il éveillait, et qui l’embrassa une nouvelle fois avant de tourner son intérêt vers son oreille droite, sans interrompre son exploration anale. Lorsqu’il sentit les mouvements qu’Alexandre commençait à imprimer à ses reins pour accompagner ladite exploration, il bougea à nouveau son majeur droit vers l’orifice qui s’ouvrait. Il retira lentement le gauche et les deux majeurs entamèrent un lent va-et-vient à l’entrée. L’un d’abord, puis l’autre… Le reste de la main droite, lui, profitait de ce va-et-vient pour masser doucement les testicules. Alexandre commençait à panteler sous l’effet de toutes ces caresses. Karim décida d’augmenter la pression d’un cran. Sa main gauche remonta pour caresser le dos, atteignit la nuque, qu’elle parcourut plusieurs fois, réussit à agripper quelques cheveux et tira légèrement. Le jeune homme, docile, pencha la tête en arrière. Karim l’embrassa alors goulûment et enfouit sans vergogne la langue dans la bouche qui se donnait. Parallèlement, il lui écarta les fesses avec l’index et l’annulaire, laissant l’orifice à l’air. Le majeur commença alors à en heurter les bords, puis les parois internes ainsi exposées et sans défense, à petits coups secs. La délicieuse sensation de ces chocs répétés sur son intimité fit crier Alexandre de plaisir. Le cri resta étouffé par la langue de Karim, qui fouillait sa bouche sans ménagement. Il agrippa plus fort la nuque de Karim et s’abandonna totalement à sa volonté. Celui-ci, sûr désormais de contrôler la situation, poursuivit son baiser et ses caresses, puis s’écarta.

– Viens, dit-il. On va dans la chambre.

Il le prit par les hanches et le fit passer devant lui. Il profita de l’occasion pour se gorger de la vue splendide qu’offraient le dos, les fesses et les jambes du joli puceau (puceau, pas pour longtemps, songea-t-il). Une fois dans la chambre, très peu meublée mais pourvue d’un lit immense, Karim fit signe à Alexandre de s’étendre sur le ventre, la tête sur les bras croisés, jambes écartées, dos à la porte-miroir de la penderie. Cette position amenait le jeune homme à cambrer les reins. Karim dut se retenir pour ne pas se jeter sur lui immédiatement et le défoncer : la vision était à damner un saint. La position des bras faisait ressortir les muscles du dos ; la cambrure accentuait les fossettes en bas des reins et les jambes écartées laissaient en pleine lumière le scrotum et le périnée, parsemés de poils. La position mettait aussi en valeur les fesses, glabres et fabuleusement belles. L’orifice lui-même restait caché, mais la zone qui l’entourait excitait Karim jusqu’au délire. Il se pencha et y déposa un léger baiser, sans écarter les fesses de ses mains. Alexandre se cabra.

– Waoouh ! dit-il en tournant la tête. Qu’est-ce que tu me fais ?

– Rien à côté de ce que je vais te faire. Ne bouge pas, laisse-moi t’admirer.

Alexandre reprit sa position, heureux de s’abandonner à son amant qui, pour ce qu’il pouvait en juger, savait ce qu’il faisait – et savait faire. Karim se releva et entreprit de se déshabiller.

– Non, ne bouge pas, et ne regarde pas, dit-il, surprenant un nouveau mouvement de son jeune apprenti amant. Ce soir, c’est moi qui dirige les opérations. Je veux que tu me découvres à mesure que je te dirai.

Il enleva rapidement ses vêtements. Il était très grand, mince, presque maigre, mais aussi très beau, dans un genre plus sec et anguleux qu’Alexandre. Il avait la peau mate, mais claire, des cheveux d’un noir absolu, longs, qui ondulaient. Ses grands yeux noirs, sa bouche aux lèvres charnues, promptes à sourire, formaient un ensemble expressif et sympathique. Le bas de son visage et ses joues étaient assombris par la barbe qu’il n’avait pas, occupé par son travail, pris le soin de raser depuis plusieurs jours. Ses mains étaient grandes et puissantes, capables aussi bien des travaux d’adresse les plus délicats et des caresses les plus légères que de coups de poing dévastateurs. Ses muscles n’étaient pas doucement bombés comme ceux du jeune homme, mais secs et allongés. Ses abdominaux se dessinaient nettement sous sa peau. Une fine ligne de poils noirs soulignait le bas de ses pectoraux, plats et larges, et une deuxième ligne de poils descendait jusqu’au nombril, se poursuivait le long du ventre pour se confondre avec la dense forêt qui recouvrait son pubis et se terminait en duvet le long de ses cuisses et ses jambes. Sa verge se dressait, immense, incurvée vers le haut, totalement tendue, plus brune que le reste de son corps, et surplombait des testicules lourds, mais serrés en ce moment de part et d’autre de la racine du sexe par l’excitation. Il n’avait aucun doute quant au rôle qu’il allait jouer dans le duo qui s’engageait ce soir. Une longue et minutieuse préparation serait nécessaire, compte tenu de la taille de ce dont il disposait et de la virginité de son partenaire. L’eau lui vint à la bouche lorsqu’il songea aux délices qui s’annonçaient. Sans que son visiteur s’en aperçût il brancha les discrètes mini-caméras dont la pièce était truffée. Ce dépucelage devait être filmé.

Ceci fait, il s’approcha du lit et passa les mains sur la plante des pieds d’Alexandre. Celui-ci, surpris et chatouillé par le contact, sursauta et eut un petit rire. Karim sourit à son tour puis redevint sérieux. Une nouvelle bouffée de désir s’empara de lui et il dut bander sa volonté pour ne pas y céder. Il tint les pieds d’Alexandre dans ses mains un moment, tout en dévorant son corps des yeux. Enfin, il lâcha les pieds et se mains remontèrent lentement : les talons, les jambes ; il s’attarda sur les mollets, puis derrière les genoux. Ses lèvres suivaient, avec un petit décalage, la trajectoire de ses mains. Alexandre recommença à émettre de petits soupirs, qui se transformèrent en légers gémissements à mesure que les mains remontaient le long de ses cuisses. Karim s’attarda longuement, des mains et de la bouche, sur celles-ci : la face interne, en particulier, s’avéra particulièrement sensible. Il la caressa avec ses mains, ses lèvres, sa langue, ses cheveux. Il poursuivit son exploration : le haut des cuisses, les fesses…Il fit appel à toute sa volonté pour quitter cette zone : il fallait s’occuper d’autres priorités, il avait le temps de revenir. Il se força également à ne pas chercher à écarter les fesses de son compagnon pour voir ce qui se cachait entre elles et continua de monter. Il s’assit à califourchon sur ses cuisses. Les caresses et les baisers parcoururent les reins, la colonne vertébrale, les épaules et la nuque. Karim put se rendre compte que son compagnon était particulièrement sensible sur toute sa face arrière. Comment serait-il sur le devant ?

Il s’étendit de tout son long sur Alexandre et entreprit de lui embrasser le cou et les oreilles Il lui fit à nouveau écarter les jambes pour mettre les siennes dans l’espace ainsi libéré. Alexandre sentit, plus nettement que précédemment, le sexe de son compagnon sur ses fesses et ses reins. Karim entama un lent mouvement de va-et-vient, caressant de sa verge le sillon fessier de son jeune amant, qui ne put s’empêcher de cambrer les reins pour aller à la rencontre de la caresse. Karim reprit ses murmures dans son oreille.

– Tu aimes, n’est-ce pas ? Tout à l’heure tu vas la sentir encore plus fort, tu verras. Je vais t’ouvrir, te dilater, te pilonner. Tu ne vas pas dormir cette nuit, et tu vas exploser de bonheur. Je serai ton premier mâle, et tu en redemanderas. Je te le promets.

Il pencha la tête pour pouvoir l’embrasser. Ses bras l’enlacèrent et ses mains lui caressèrent la poitrine et le ventre. Alexandre ne cessait plus de gémir : il semblait dans un état second. Karim décida de passer à un nouveau stade de caresses sur sa face arrière. Il le fit se mettre à genoux, jambes toujours écartées, et resta derrière lui. Il lui pinça légèrement les tétons. Alexandre sursauta et porta les mains à sa verge. Karim l’arrêta aussitôt.

– Non, mon bébé, tu ne dois pas te toucher. Ce soir tout ton plaisir c’est à moi que tu le devras. Je ne veux pas que tu t’en donnes. Non, ne dis rien, ce soir c’est moi qui parle et qui te fait l’amour.

Alexandre acquiesça avec un sourire. Karim l’embrassa et reprit ses caresses sur les tétons tout en lui couvrant de baisers et de petits coups de langue les épaules, les flancs et la colonne vertébrale. Lorsqu’il parvint au creux des reins, il décida que le moment était venu d’admirer ce qu’il n’avait pas encore vu : il le poussa légèrement aux épaules tout en le maintenant aux hanches. Une fois le jeune homme à quatre pattes, il pesa sur ses reins pour les lui faire cambrer et s’accorda un moment de contemplation. Le dos se rétrécissait joliment jusqu’à la taille, puis les fesses se déployaient dans toute leur splendeur, absolument blanches, fermes et incitant à la caresse, à la douce fessée, à la morsure. Entre elles, le sillon fessier, ligne puis zone légèrement plus foncée au milieu de tout ce blanc, aboutissait à une sorte de petite étoile formée de minuscules fronces rosées et entourée d’une frange de fins poils d’un roux ardent qui captaient la lumière et conduisaient irrésistiblement le regard vers la zone qu’ils délimitaient. Les infimes replis de peau se rejoignaient en une minuscule ligne verticale et sombre, au centre de l’étoile. Sous celle-ci, le périnée déployait sa courbure, interrompue par le scrotum légèrement plus clair que l’anus. De petits poils frisottaient de chaque côté du périnée et sur le scrotum.

– Tu es magnifique, dit Karim en passant un pouce le long du sillon.

Le doigt termina la caresse au centre de la petite étoile qui tressaillit. Alexandre gémit une fois encore. Karim coupa le contact et observa, satisfait, le mouvement des fesses qui le cherchaient. Il déposa de nouveaux baisers sur les reins du jeune homme et se remit debout.

– Viens, mets-toi au bord du lit, et reste à quatre pattes, dit-il.

Alexandre s’exécuta et Karim s’agenouilla derrière lui sur la moquette. Maintenant, il lui suffisait de se pencher légèrement pour lui toucher le derrière. Il commença à déposer des baisers sur les fesses et le haut du sillon et prit un malin plaisir à négliger la zone centrale. Alexandre ne tarda pas à bouger le bassin pour chercher le contact avec la bouche de son amant. Enfin celui-ci s’écouta et déposa un petit baiser sur l’œillet, puis un deuxième, frôla du bout de la langue les petites rides qui frisaient cette rondelle sur laquelle il avait tant fantasmé. Soudain, il passa la langue de haut en bas de la raie, puis fit le chemin inverse. Alexandre émit un petit cri guttural.

– Qu’y a-t-il mon bébé ? demanda Karim. Quelque chose ne va pas ?

– Oh si, ça va, si !

– C’est ce que je suis en train de te faire qui te met dans cet état ?

– C’est…c’est incroyable. Je n’aurais jamais cru que ça pouvait être si bon !

Sa phrase se termina dans un râle. Karim, surexcité, venait de lui plonger le bout de la langue dans la rosette. Il lui écarta les fesses à deux mains pour pouvoir aller plus loin. Puis il se mit à imprimer à sa langue de petits mouvements circulaires. La victime de ce traitement se cambra encore et rejeta les fesses en arrière pour aider à cette délicieuse pénétration. Il n’avait jamais imaginé qu’une telle sensation pût exister. De petits missiles électriques partaient de son cul et parcouraient sa colonne vertébrale, le faisant frissonner, pour exploser dans son cerveau. Il essaya encore d’enserrer son membre dans ses mains, mais Karim l’en empêcha.

– Je t’ai dit de ne pas te toucher. Ce soir je veux que tu n’aies de plaisir qu’avec ton cul. Et ce plaisir c’est moi qui vais te le donner.

Alexandre voulut protester. Karim, prestement, sortit un objet d’un tiroir de sa table de chevet. Avant que son partenaire ne s’aperçût de ce qui lui arrivait, il lui mit les mains derrière le dos et les enserra dans les menottes qu’il venait de prendre. Alexandre se retrouva la tête à même le matelas, les genoux écartés, les reins cambrés et le cul offert, ce qui faillit rendre Karim fou de luxure. Faisant appel à toute sa maîtrise, il réprima l’orgasme qu’il sentait monter. Il ferma les yeux, inspira et expira profondément à plusieurs reprises, et retrouva un minimum de calme. Lorsqu’il sentit qu’il pouvait à nouveau le regarder sans jouir, il reprit sa position à genoux sur la moquette. Cette fois sa langue alla flatter délicatement le scrotum. Alexandre se cabra encore et émit une sorte de feulement. Karim parcourut de la langue les bourses de son ami et descendit le long du renflement de la verge. Celle-ci était tellement tendue qu’il ne put atteindre le gland et dut le caresser de ses doigts. Ensuite il massa doucement la tige avec sa main et prit un testicule, puis l’autre, dans sa bouche. Ses caresses devinrent plus complexes : sa main libre vint errer le long de la raie, et son pouce imprima de douces pressions sur l’œillet. Au bout de quelques instants il changea encore : sa langue remonta en faisant des arabesques sur la peau du périnée. Enfin il retourna s’occuper de la rondelle qui l’hypnotisait. Il l’effleura du bout des lèvres et de la moustache. Il ne s’était pas rasé depuis une semaine et sa barbe et sa moustache perdaient leur piquant : il pouvait s’en servir pour ses caresses intimes sans craindre de faire mal. La respiration d’Alexandre s’accéléra encore et ses gémissements commencèrent à se transformer en une litanie de « oui », « encore » et d’autres mots à moitié articulés.

Pendant de très nombreuses et longues minutes Karim se livra à un véritable festival de virtuosité : il balayait toute la raie à grands coups de langue ; il la faisait frétiller autour de l’orifice ; il y déposait des baisers légers ou au contraire bruyants ; il se servait de son menton pour piquer doucement la peau délicate de l’anus : il pénétrait celui-ci avec la langue en pointe ; il entourait la rondelle avec ses lèvres et aspirait, tout en dardant sa langue pour pénétrer ; il tirait sans brutalité sur les poils, un à la fois, et relâchait, ce qui éveillait de nouvelles sensations chez son jeune amant ; il se retirait de temps en temps et soufflait doucement sur la raie et l’œillet, faisant crier Alexandre de plaisir lorsque le souffle d’air frais atteignait l’endroit le plus sensible. Les mains, elles, ne cessaient de caresser les fesses, les bourses, la verge. Karim se maîtrisait de moins en moins ; il n’était que grognements sourds. Quant à Alexandre, il sentait une zone de chaleur se développer à l’intérieur de son corps : partie de son anus, elle s’enfonçait petit à petit dans ses entrailles et créait en profondeur une sensation de manque, l’envie que quelque chose vînt le remplir. L’impossibilité de se servir de ses mains renforçait sa sensibilité aux caresses.

Karim se redressa : il avait le souffle court et ruisselait de sueur. Il s’essuya le visage et regarda Alexandre. Sur ce dernier la sueur dessinait des rigoles le long du dos et des cuisses, et trempait le drap. Il haletait, tremblait et gémissait encore. Karim l’aida à se redresser. Alexandre tourna la tête vers lui et ils se regardèrent longuement sans prononcer un mot. Une fois leur respiration redevenue à peu près normale, leurs lèvres s’unirent et leurs langues entamèrent un nouveau ballet. Karim prit les fesses d’Alexandre à deux mains, les pétrit et laissa ses doigts se rejoindre autour de l’orifice. Le jeune homme soupira. Karim lui susurra :

– Tu as besoin d’un mâle, n’est-ce pas mon bébé? Tu sens un grand vide à l’intérieur, tu vois, là où je passe le bout de mes doigts. Oui, je le sens, tu es en manque, et tu ne le savais pas. Mais moi, je le sais. Je vais te donner ce dont tu avais tellement besoin. Ton cul m’a fait perdre la tête. Je veux te le bouffer encore, te l’élargir avec les doigts, y plonger ma queue jusqu’à la garde, et écouter tes cris de jouissance à chacun de mes coups de reins. Je veux t’entendre me supplier de ne pas arrêter, de t’enculer plus fort. Je vais te bourrer au-delà de tes rêves. Je vais t’enculer toute la nuit. Tu ne pourras plus te passer de ma queue.

Alexandre ne respirait plus. Chacun des mots qu’il entendait l’excitait davantage, et le contact des doigts de Karim lui mettait le cul en feu. Il voulut parler, mais aucun mot ne sortit. Son trouble n’échappa pas à son compagnon. Il reprit.

– Tu essaies de me dire ce dont tu as envie, pas vrai ? Ne t’inquiète pas, je trouverai. Et après les mots viendront tout seuls, tu verras.

Alexandre le regarda. Ses yeux, pupilles dilatées, étincelaient. Sans rien dire, il colla sa bouche à celle de Karim et l’embrassa goulûment, lançant à son tour la langue à l’assaut. Karim l’accueillit avec joie, lui laissa l’initiative pendant quelques instants puis s’écarta doucement, se releva après lui avoir demandé de fermer les yeux. Il retourna à sa table de chevet et en sortit un bandeau, des préservatifs et du lubrifiant. Il garda le bandeau à la main et retourna derrière Alexandre. Il lui déposa un baiser sur le cou. Rapidement, il lui mit le bandeau sur les yeux et l’ajusta. Alexandre sursauta.

– Hé, qu’est-ce que tu fais ?

– Quelque chose que je rêvais de faire avec toi. N’aie pas peur, je suis sûr que tu vas adorer. Je t’enlèverai les menottes après, si tu me promets de ne pas te toucher.

– Promis.

– Merci, mon ange. Maintenant, tourne-toi. Attends, je vais t’aider.

Il le fit pivoter pour qu’il pût se voir dans la glace lorsqu’il enlèverait le bandeau, ôta les menottes et le mit à quatre pattes au bord du lit. Il l’embrassa à nouveau, l’inclina vers l’avant. Lui-même se tourna vers les fesses, s’agenouilla à son tour et se pencha, le torse sur le dos d’Alexandre, ce qui obligea ce dernier à plaquer la tête et la poitrine sur le matelas. Jambes écartées, reins cambrés, fesses à l’air, il était une nouvelle fois livré aux appétits de son amant. Celui-ci ne perdit pas de temps : sa langue reprit son frénétique et délicieux travail d’ouverture de la rosette. Les gémissements de plaisir du jeune homme devinrent plus aigus et plus forts. De longues minutes s’écoulèrent, rythmées par les bruits de la langue de Karim, les râles et grognements des deux garçons. Enfin Karim se releva.

– C’est trop bon, je n’en peux plus, il faut que je t’encule. Tu veux, hein ?

– Oui, oh oui !

– Un instant, je te prépare.

Karim mit de la crème sur ses doigts. Il massa les contours de l’orifice avec un pouce, qu’il enfonça lentement, d’une poussée continue. Il entama un doux mouvement de va-et-vient, notant la progressive détente des parois anales du jeune homme. Celui-ci criait maintenant, essayait de s’enfoncer le doigt plus profondément. Karim doubla le va-et-vient d’un mouvement de rotation. Alexandre frisa la frénésie. Karim retira enfin son doigt. Il ne voulait pas le faire jouir déjà : le jeune puceau faisait preuve d’une remarquable endurance, mais il fallait que cela durât. Il devait être défloré.

Il prit un préservatif ultrafin qu’il déroula sur son sexe, s’appliqua du lubrifiant. Debout par terre, il pointa le gland sur la rosette palpitante. Celui-ci était moins gros que la hampe ce qui facilitait les pénétrations. Il frotta doucement, poussa, légèrement. Il augmenta la pression et sentit le cul commencer à s’ouvrir. Le bout du gland disparut. Karim arrêta la poussée, entreprit un lent mouvement circulaire en tenant doucement Alexandre par les hanches. Il reprit sa poussée ensuite. Le gland s’enfonça encore un peu, puis le garçon se crispa : il ne se décontractait pas assez vite. Karim mit les genoux sur le bord du lit, se pencha en avant et se mit à lui embrasser les épaules et la nuque.

– Détends-toi, mon bébé, murmura-t-il. Respire lentement et à fond. Ne résiste pas, tu verras, ça se passera bien. Ouvre ton petit cul, mon amour. Donne-le-moi.

Ses caresses et ses paroles eurent l’effet escompté : le conduit anal se détendit petit à petit et la verge reprit sa conquête. Alexandre cambra instinctivement les reins pour mieux l’accueillir. Il cessa bientôt d’avoir mal : il sentait une pression énorme sur ses sphincters, un corps immense qui le pénétrait, mais le mouvement était assez lent pour lui donner le temps de s’habituer à cette amoureuse invasion de son intimité, et ne provoquait plus de pointes de douleur.

Karim vit son gland disparaître en totalité. Il marqua un temps d’arrêt, poussa encore, alterna phases de poussée en avant et phases de mouvements circulaires. Alexandre n’était pas son premier puceau mais jamais il ne s’était enfoncé dans un conduit si serré. Et l’énormité de son engin ne facilitait pas les choses. Mais le massage que ce cul allait donner à sa queue promettait d’être épique. Le jeu en valait la chandelle.

La hampe poursuivit sa lente progression. Alexandre essayait de contrôler sa respiration, sans trop y parvenir, et de ne pas serrer les sphincters. La barre qui l’envahissait semblait ne pas avoir de fin, il sentait son cul chauffé au rouge. Le mouvement s’arrêta une nouvelle fois lorsque la partie la plus épaisse de l’immense massue arriva à l’entrée. Karim ajouta, pour la quatrième fois, une dose de crème sur sa verge et sur le pourtour de l’orifice écartelé. Alexandre demanda, d’une petite voix :

– Tu es arrivé au bout ?

– Non, mon bébé, je ne suis pas encore à la moitié.

– A la moitié ? Mais je ne vais jamais pouvoir tout prendre !

– Pourquoi ? Tu n’aimes pas ?

– Oh, si ! Mais…

– N’aie pas peur, mon ange, tu y arriveras, tu verras. Je vois tes petits mouvements pour mieux engloutir ma queue. Tu vas l’avoir dans le cul jusqu’à la garde.

Comme Karim prononçait ces derniers mots, le cul parut s’ouvrir davantage, et la verge accéléra sa progression. Le gland atteignait maintenant des régions très sensibles dans les entrailles du jeune homme, et un mouvement incontrôlé pouvait lui faire mal. Karim redoubla de prudence. Heureusement, lui n’était pas puceau, il savait se servir de son dard. Quelques poussées et applications de lubrifiant plus tard, il vit venir la fin du mouvement de pénétration. Il faillit hurler de plaisir lorsque – enfin ! – les poils de son pubis vinrent chatouiller les fesses de son amant. Il resta immobile, observant les tremblements du corps qu’il embrochait, puis se pencha une nouvelle fois pour susurrer à l’oreille d’Alexandre, entre deux baisers sur sa nuque et son cou:

– Ça y est, mon amour, je te l’avais dit, tu as toute ma queue dans le cul. Tu n’es plus puceau ! Non, ne bouge pas, reste comme ça, c’est moi qui vais bouger. Ça va ?

– Oui, mais je ne vais pas pouvoir m’asseoir pendant une semaine au moins !

– Ne t’inquiète pas, je vais bien te baiser, tu n’auras pas mal, n’aie pas peur.

Karim poursuivit un doux monologue : ses mots, et l’immobilité qu’il imposait à son sexe, calmaient le jeune homme qu’il dominait. Lorsqu’il jugea le moment venu, il essuya tendrement la sueur qui baignait le visage d’Alexandre, passa la langue dans et derrière ses oreilles, puis dans son cou et se redressa ; sans accentuer sa poussée, il imprima à son mandrin de tous petits mouvements circulaires, puis de haut en bas, puis de gauche à droite. Alexandre haleta : ces mouvements, minuscules au niveau du bassin de Karim, l’étaient beaucoup moins au niveau du gland, et touchaient des points sensibles à des endroits de son intimité dont il ignorait totalement l’existence. Il hurla lorsqu’une petite poussée de son amant stimula de nouveaux endroits, lui faisant voir des éclairs : il serra convulsivement les fesses tout en les poussant en arrière.

– Ça va ? Tu aimes ?

– Oh, j’ai l’impression que tu es partout à la fois !

– Je suis partout à la fois. Tu me sens ?

– Oui ! Oui !

Karim lui caressa la nuque et ôta le bandeau. Alexandre leva la tête et se vit dans la glace, le corps trempé de sueur ; le tenant solidement par les hanches, son enculeur, aussi trempé que lui-même, le regardait en souriant. Il lui rendit son sourire, légèrement crispé toutefois : il ne s’était pas encore tout à fait habitué à l’immense tige qui avait pris possession de son cul. Il ne réalisait pas tout à fait non plus le côté excitant de l’image qui se reflétait dans la glace. Karim demanda :

– Qu’est-ce que tu veux, mon canard ?

– Je…je veux te garder au fond de moi.

– Ma grosse queue t’excite, hein, mon bébé ?…Vas-y, je veux t’entendre, qu’est-ce que tu veux que je te fasse ? Dis-le-moi !

– J’ai envie que tu me prennes.

– C’est bien, mais je veux entendre autre chose, des mots plus crus. Allez, lâche-toi.

– Je…j’ai envie que tu me baises à fond.

– C’est mieux, mais sois plus précis.

– Je veux sentir ta queue m’agrandir le cul, me défoncer.

– C’est bien, mais tu peux mieux faire...N’aie pas peur, mon bébé, vas-y. Je ne serai pas choqué, au contraire !

– Bourre-moi ! Pilonne-moi !

– Je veux que tu me supplies de t’enculer toute la nuit. Vas-y, mon amour !

– Oh, s’il te plaît, encule-moi ! Toute la nuit ! Ne t’arrête pas !

Pour toute réponse, Karim recula de quelques centimètres, s’enfonça à nouveau. Un autre – court – temps d’arrêt, et il recommença. L’amplitude de ses coups de reins, toujours lents, grandit graduellement. Puis il augmenta, progressivement, la vitesse et la profondeur de ses poussées. Alexandre ne tarda pas à friser l’hystérie : il n’était plus chauffé au rouge, mais à blanc. La douce chaleur que la langue et les doigts de Karim avaient répandue dans ses entrailles devenait un feu qui le consumait tout entier. Quant à Karim, il perdait pied : le plaisir qu’il éprouvait en observant le plaisir d’Alexandre n’avait d’égal que les sensations que lui procurait son cul : toujours très serré, toujours écartelé, il s’assouplissait et rendait ses coups de reins plus faciles et plus profonds. Sa verge, à chaque retrait, entraînait, sur deux ou trois millimètres, la mince peau du bord du trou ; à chaque poussée, cette peau disparaissait à l’intérieur. La vue de ces petits mouvements l’excitait au plus haut point.

Alexandre perdait toute retenue : ses gémissements, ses « oui », ses « encore » se succédaient, seulement entrecoupés de râles aigus puis de plus en plus rauques. Il parut disjoncter lorsque le ventre de son amant commença à claquer contre ses fesses, produisant un bruit sec. Oubliant sa promesse, il agrippa son sexe et se mit à s’astiquer frénétiquement. Karim arrêta aussitôt ses mouvements et s’empara, non sans mal, de sa main.

– Je t’ai dit de ne pas te toucher. Oublie ta bite, je veux que tu ne jouisses qu’avec ton cul. Tu veux que ça se termine déjà ?

– Non, mais je n’en peux plus !

– Bon, je vais ralentir un peu, juste quelques instants. Je ne veux pas que tu jouisses tout de suite. Je veux t’enculer à fond, sec, dur et longtemps.

Karim baisa les épaules d’Alexandre et reprit ses allers et retours. La chambre retentit de nouveau des bruits de la saillie, des paroles de Karim et des râles des deux garçons. Puis Karim cessa de parler : le rythme s’accélérait et il avait besoin de toute sa concentration pour ne pas exploser tout de suite. Le cul qu’il pilonnait s’avérait une pure merveille : l’excitation et son propre savoir-faire ne l’avaient pas seulement assoupli. Il devenait juteux à l’intérieur, et emprisonnait son sexe de plus en plus agréablement. Par ailleurs l’extrême finesse du préservatif lui permettait de ressentir le moindre tressaillement, la moindre contraction, ce qui l’amenait vers l’extase. Il ralentit un moment ses coups de reins, et en profita pour caresser, du bout des doigts, la raie jusqu’au mince anneau de peau que sa verge distendait. Alexandre cria de plaisir. Karim poursuivit sa caresse.

– Je t’encule bien, mon petit chat ?

– Oh oui ! Continue !

– Ta jolie rondelle est devenue super-sensible. Tu sens ?

– Oui ! Oui !

Karim saisit les fesses et les écarta. En même temps il s’enfonça d’une violente poussée. Alexandre hurla. Karim se retira – quelques pouces – puis effectua une série de minuscules va-et-vient. Et, sans prévenir, il percuta de son ventre les fesses du jeune homme. Nouveau hurlement. Le jeu se répéta encore, et encore, et encore. Toujours des hurlements de plaisir. Karim changea de tempo. Coups puissants, profonds, rapides, suivis de retraits presque complets. Un véritable pilonnage. Alexandre oublia qui il était et où il était. Il se réduisait à un cul palpitant, et son univers se limitait à cette queue qui le défonçait maintenant sans pitié. Karim sentit que son jeune amant ne résisterait pas longtemps au traitement qu’il lui infligeait. Lui-même était à bout. Il essuya la sueur qui menaçait de lui couler dans les yeux et prépara un dernier jeu avant le grand final. Il se retira totalement et regarda. Le trou béant qu’il avait laissé en sortant se referma. Alexandre leva la tête, intrigué. Karim ne bougea pas et se contenta de garder les yeux braqués sur le cul qu’il venait de déserter. Le jeune homme s’agita, nerveux, et poussa les fesses en arrière, cherchant le sexe de son ami. Celui-ci recula légèrement et demanda :

– Ça ne va pas, mon amour ? Il te manque quelque chose ?

– Pourquoi tu es sorti ?

– Moi ? Je suis toujours là, mon ange. Je ne suis pas sorti.

– Mais si, tu es sorti de mon cul !

– Ah c’est ça ! Je voulais juste voir si je te manquais. Tu veux encore ma grosse queue ?

– Oui, oui !

– Vraiment ?

– Vraiment !

– Tout de suite ?

– Tout de suite !

– Tes désirs sont des ordres. C’est parti !

La queue retrouva sa place bien au chaud dans le cul d’Alexandre. Celui-ci cria, de plaisir, puis de dépit, car le dard qui lui faisait tant de bien se retira immédiatement, lui laissant une désagréable sensation de vide. Il n’eut pas le temps de protester : la verge de Karim revint, et d’une seule plongée entra tout entière. Karim, enfoncé jusqu’aux poils, donna de petits coups de reins secs et rapides qui firent à nouveau hurler Alexandre de jouissance. Puis ce fut une nouvelle fois le vide. Et le jeu se répéta. Une fois… Deux fois… Trois fois… Quatre fois…Cinq fois… Les cris d’Alexandre répondaient aux ahanements de son compagnon. Le jeune homme contractait convulsivement les sphincters chaque fois que Karim entamait son retrait, et les relâchait lorsqu’il l’envahissait une nouvelle fois. Au bout d’un moment, Karim mit fin à ce dernier jeu et demanda, d’une voix rauque de luxure :

– Tu en veux encore ?

– Oh oui, oh oui !

– Plus fort ?

– Oui, de toutes tes forces !

– A fond ?

– A fond !

– Tu me donnes ton petit cul, que je te le bourre comme il faut?

– Vas-y, vas-y !

Alexandre n’eut pas le temps de prononcer les mots qu’il brûlait de dire : les coups de reins de Karim s’accélérèrent et gagnèrent en force, lui coupant le souffle. Le plaisir qui partait de son cul atteignit des sommets jamais encore atteints, et il sut qu’il ne tarderait pas à s’engager sur le chemin de l’orgasme. Karim s’en rendit compte aussi, et ses coups de boutoir devinrent enragés, produisant un martèlement frénétique lorsque son ventre percutait le cul de son amant. Il sentait maintenant des coulées de lave circuler derrière ses testicules et le long de sa verge. Il savait qu’il était sur le point de jouir, et voulait qu’Alexandre le précédât.

– C’est assez fort pour toi ? Tu veux plus ?

– Si tu continues comme ça, tu vas me faire jouir !

– Tu veux que je te fasse jouir ?

– Oui, vas-y !

Encore quelques coups, et Alexandre se sentit partir. Il hurla de toute son âme, et sentit l’orgasme le balayer. Son cul se serra spasmodiquement autour de l’engin qui le pourfendait. Trois secondes plus tard il s’effondra, agité de soubresauts. Karim maintint sa prise sur ses hanches et continua son pilonnage. Les coulées de lave se rejoignirent en une rivière de feu unique. Son sexe lui sembla exploser, pendant que son corps n’était plus que jouissance. Ses jambes cessèrent de le supporter et il s’abattit sur Alexandre, la queue toujours fermement enfoncée dans son cul. L’orgasme fut tellement puissant qu’il crut qu’il n’y survivrait pas. Une giclée. Deux. Trois. Quatre. Il lui semblait qu’il éjaculait des litres de sperme. Il continua ses coups de reins et passa les bras autour des épaules du jeune homme. Pendant qu’il reprenait son souffle, il lui déposa de légers baisers sur les épaules. La peau de son ami exhalait une odeur, très légère et enivrante, qu’il n’arrivait pas à analyser. Au bout de quelques instants il se retira doucement et enleva le préservatif. Bien senti : il était plein de sperme. Il le laissa sur la table de chevet et retourna vers son compagnon. Il le mit sur le dos et s’étendit sur lui.

– Comment ça va, mon amour ? dit-il d’une voix encore haletante.

– Je suis ravagé, répondit Alexandre avec un sourire radieux. Et toi ?

– Anéanti.

Karim sourit en réponse au sourire d’Alexandre. Il couvrit ses lèvres de tendres baisers, parcourut les joues, le nez, les yeux…Tout le visage y passa. Alexandre se laissait faire, extatique. Il ronronna lorsque les lèvres de son partenaire se posèrent sur ses oreilles, sur son cou. Il prit finalement le visage de Karim entre ses mains, et l’embrassa à son tour, sur la bouche.

– Merci, murmura-t-il. C’était…géant.

– Merci à toi. J’ai joui comme jamais.

– Tu as eu beaucoup de garçons ?

– Quelques-uns, mais tu es mon meilleur puceau. Ex-puceau, à partir de maintenant.

Les deux garçons rirent. Ils se caressèrent en silence un moment, puis Alexandre reprit :

– Ta première fois, ce fut comme ça ?

– Non, répondit Karim après une hésitation. Sur le moment ça me parut bien, mais après je me suis rendu compte que ça n’avait pas été terrible. Le type ne s’intéressait pas vraiment à moi ; je n’étais qu’un moyen pour lui de prendre son pied. Au moins il fut assez gentil. Les premières fois sont souvent pires : laborieuses, maladroites, ou même désagréables. J’ai essayé de faire en sorte que tu gardes un bon souvenir de la tienne.

– Tu y as réussi. Au fait, tu ne m’as pas trop démoli le cul ?

– Regarde-toi dans la glace.

Le jeune homme ne se le fit pas dire deux fois. Il reprit la position dans laquelle il s’était fait sodomiser, et regarda. Les bords de l’anus étaient rougis et légèrement gonflés. Pas d’autre dégât. Il essaya de le contracter. Ah, petit problème : ses muscles refusaient de lui obéir, ils semblaient engourdis. Il toucha. Sensible mais il n’avait pas mal. Rassuré, il s’étendit à nouveau contre Karim, qui avait suivi l’inspection avec intérêt. Celui-ci reprit la conversation :

– Ton endurance m’a beaucoup impressionné, tu as tenu très longtemps avant de jouir. C’est rare, pour une première fois !

– Oh, je voulais que ça dure.

Karim ne fit aucun commentaire. Il se contenta de sourire et d’embrasser son amant. Puis, sans crier gare, il demanda :

– Combien de fois tu t’es branlé aujourd’hui ?...Allez, tu peux bien me le dire. Je ne le répéterai à personne.

– Deux fois, murmura Alexandre.

– A partir de maintenant, défense de te toucher. Je suis là, déclara Karim avec autorité. Et maintenant, on va prendre une douche, ajouta-t-il en souriant à nouveau.

– Oui, chef, bien chef.

Ils se levèrent, se dirigèrent vers la salle de bains, se savonnèrent l’un l’autre. La toilette fut quelque peu ralentie par les baisers longs et goulus qu’ils échangèrent. Leurs virilités respectives retrouvèrent rapidement toute leur splendeur et cette fois Alexandre vit le sexe qui l’avait dépucelé. Il manifesta une stupéfaction silencieuse qui amusa Karim.

– Eh oui, tu as réussi à te la prendre en entier.

– Comment j’ai fait ?

– Tu m’as écouté, j’ai fait attention…et tu en avais tellement envie !

– Mais pourquoi n’as-tu pas voulu que je la voie ?

– J’ai craint que tu n’aies peur et que tu ne veuilles pas.

– Pourquoi ? Ça t’arrive souvent ?

– Parfois. Et je ne voulais pas que ça m’arrive avec toi. Tu m’avais tellement excité que je n’aurais pas supporté un refus. J’avais trop envie de toi !

– Mouais. J’aurais peut-être eu peur. Ou peut-être pas.

– En tout cas, tu t’es magnifiquement occupé d’elle. J’étais au paradis !

– Je peux la toucher maintenant ?

– Vas-y.

Alexandre passa une main le long de la verge de son ami, la referma sur la base. Il mit aussi sa deuxième main. Le gland et une partie de la hampe étaient toujours à l’air. Alexandre siffla d’admiration.

– Comment peut-on refuser une bite pareille ? Mais elle est fabuleuse !

– Elle est toute à toi, mon amour. Profites-en tant que tu veux.

Alexandre ne se le fit pas dire deux fois. Sans prêter attention à l’eau qui coulait toujours sur lui, il s’agenouilla et commença à branler la queue à deux mains. Lentement. Vite. Lentement. En combinant des mouvements linéaire et circulaire. En la serrant. En laissant glisser ses mains. Il voulut l’avoir dans la bouche. Sans cesser de se servir de ses mains, il passa la langue sur le gland. Karim l’observait, aux anges. Alexandre ouvrit la bouche et engloutit le gland. C’était vraiment dur et chaud. Il fut pris d’une vague de désir et avança la tête pour engloutir une plus grande portion de l’engin.

– Attention, mon bébé, tu vas me faire mal avec tes dents. Imagine que c’est un sucre d’orge. Suce doucement et sers-toi de ta langue. Ne mords pas.

Alexandre obtempéra et commença à téter. La sensation était indescriptible. Une faim impérative le dominait. Son excitation atteignit de nouveaux sommets. Sa bouche s’emballa sur la verge. Karim sentit le plaisir monter et fit ralentir le rythme. Ce petit mec était doué. Il promettait de devenir un suceur exceptionnel. Au bout d’une minute, il força Alexandre à s’arrêter. Il ne voulait pas jouir, pas encore : une autre fois, oui, il serait excitant de voir le sperme gicler sur le visage d’Alexandre, mais là, il voulait finir ailleurs et d’une autre manière. Son jeune amant se débattit, essayant de reprendre en bouche cette verge qui commençait à le rendre fou. Karim observa, souriant, ces tentatives, puis exauça la demande muette. Alexandre se mit à sucer comme si sa vie en dépendait.

Karim le regardait, fasciné : les joues se creusaient, les lèvres semblaient s’allonger pour absorber une plus grande longueur de hampe, sans parvenir bien sûr à la prendre en son entier. L’image était superbe : Alexandre était beau même en pleine fellation ! Il entra dans un autre monde : les mains d’Alexandre le branlaient avec une virtuosité qu’il n’avait pas soupçonnée ; et que dire de sa bouche ? Sa langue semblait être partout à la fois, et le faisait délirer de bonheur ; ses lèvres, les parois intérieures de ses joues se collaient à la hampe et la massaient aussi délicieusement que la langue flattait le gland. Il mit amoureusement les mains sur la tête de son compagnon, les doigts se rejoignant sur la nuque, puis imprima à ses hanches un lent mouvement qui poussait sa queue à l’intérieur de la bouche d’Alexandre. Ce dernier accepta la douce pression, et avança la tête à son tour. Les mains de Karim penchèrent la tête du jeune suceur d’un côté, puis de l’autre, toujours tendrement. Ce mouvement de balancier électrisa les deux jeunes gens : Karim entama une litanie de murmures où les « vas-y mon bébé », « n’arrête pas, continue de sucer », « oh comme tu fais ça bien » s’entremêlaient, donnaient naissance à d’infinies variations et se combinaient à d’autres mots, promesses de ce qu’il avait l’intention de lui faire.

Alexandre suçait, léchait, tétait comme un possédé, et excitait davantage encore son partenaire par les bruits produits par son activité et ses grognements de plaisir ; il s’efforçait d’avaler toute la verge, sans y parvenir : le gland heurtait le fond de sa bouche et sa luette bien trop tôt pour son goût, et provoquait de désagréables nausées, alors qu’il restait devant lui bien des centimètres à avaler. La frustration disputa bientôt la prééminence au plaisir : il se recula et sortit la queue de sa bouche, reprit son souffle, passa la langue sur toute la longueur du membre et décida de s’occuper des testicules qu’il avait négligés jusqu’ici ; ceux-ci, malgré l’état d’excitation de leur propriétaire, pendaient encore, volumineux, lourds, et tendaient la peau du scrotum d’un brun sombre parcourue de poils noirs frisés. Alexandre découvrit en les léchant une nouvelle source de plaisir : la virilité arrogante de ces attributs le subjuguait, il n’en avait jamais assez. Il tenta de les prendre tous deux dans la bouche, et échoua : ils étaient trop gros, ou il n’avait pas la technique ; ne voulant pas faire mal à son amant, il n’insista pas, mais se promit de réessayer plus tard. Il ne quitta pas cette intéressante partie de l’anatomie de Karim, toutefois, sans les prendre un à un. Sentir ces œufs reposer entre ses lèvres le remplit de bonheur. Il revint en arrière et leva la tête et chercha le regard de l’heureux destinataire de ses caresses buccales. Karim souriait.

– Mon anatomie a l’air de te passionner, dit-il.

– Elle est extraordinaire ! Tu aimes ce que je te fais ?

– C’est toi qui es extraordinaire. Je prends un pied fou, inimaginable. Tu ne veux pas qu’on retourne dans la chambre ? On y sera mieux qu’ici.

Alexandre ne répondit pas, mais se releva et l’embrassa avec passion. Karim l’enlaça et lui rendit son baiser. Il avait l’impression qu’il allait exploser de bonheur et se prit à rêver. Peut-être que cette nuit serait la première de beaucoup d’autres ! Son compagnon mit fin à sa rêverie en coupant l’eau de la douche, qui n’avait pas cessé de couler, et en le prenant par la main. Ils se séchèrent l’un l’autre en silence, sans oublier de s’embrasser, et retournèrent dans la chambre. Là, Karim n’eut le temps de rien faire : Alexandre, qui ne manquait pas de suite dans les idées, tomba à genoux devant lui et reprit son membre dans la bouche. Il voulait tester sans perdre de temps l’idée qui venait de germer dans son cerveau : après avoir de nouveau tété le gland et fait râler Karim de plaisir, il se mit à quatre pattes sans lâcher la verge. Karim l’aida en écartant les jambes. Il tenta alors de prendre une plus grande longueur entre ses lèvres ; il y parvint en arquant le dos et en cambrant les reins, tout en poussant la tête en avant. Karim l’observait, amusé et plus excité que jamais. Il venait de deviner que son suceur essayait d’avaler tout son sexe. Il savait qu’il n’y arriverait pas dans cette position, mais voulait voir jusqu’où il irait. Et le travail qu’accomplissait sur lui cette adorable bouche le mettait en transes. Pas question de décourager un garçon de si bonne volonté.

Alexandre tentait d’introduire le gland dans sa gorge : la position qu’il venait de découvrir lui facilitait la tâche, mais la verge de Karim était, non seulement épaisse, mais aussi totalement rigide et incurvée en sens inverse de sa gorge. Ça n’allait pas être simple. Il voulut avaler. Karim eut un sursaut : son gland venait d’être massé d’une manière absolument délicieuse. Alexandre, encouragé, fit une deuxième tentative, avec le même résultat. Il se rejeta en arrière, hors d’haleine, les larmes aux yeux, et tenta de reprendre son souffle.

– Ça va, mon amour ? demanda doucement Karim.

– Oui, mais ça ira mieux quand j’aurai réussi à te prendre tout entier !

– Elle te plaît tant que ça, ma queue ?

– Me plaire ? Elle me fait perdre la tête, oui ! Je n’aurais jamais cru que c’était si bon, de sucer une bite !

Karim s’agenouilla à son tour et prit le visage du jeune homme entre ses mains, l’embrassa longuement. Il se releva ensuite et lui montra son membre.

– Continue, elle est à ton entière disposition.

Alexandre ne se le fit pas dire deux fois : fort de sa jeune expérience, il se détendit, inspira à fond, et se lança à l’assaut. Karim décida de l’aider : il reprit sa tête entre ses mains, l’attira à lui tout en lui imprimant le lent mouvement de balancier qui leur avait donné tant de plaisir sous la douche. Gagné : à la nouvelle déglutition d’Alexandre, le gland s’engagea davantage dans sa gorge. Bref temps d’arrêt, déglutition, nouvelle progression. Alexandre répéta la séquence, mais son front buta sur le ventre de Karim et il ne put poursuivre. Dépité, il se retira. La sueur ruisselait à nouveau sur son corps.

– J’y arrive pas, c’est fou s’exclama-t-il.

– Je crois que si, tu peux y arriver, mais pas comme ça. Je vais te montrer. Viens sur moi, tête-bêche.

Il gagna le lit et s’y étendit sur le dos, en diagonale, après avoir placé un oreiller sous sa tête. Alexandre le suivit. Karim le plaça sur lui, à quatre pattes, les cuisses sous ses aisselles : de cette façon il avait les épaules et les bras libres et un parfait accès, pour ses doigts et sa bouche, au cul d’Alexandre. Ce dernier sourit, satisfait. Il avait la queue qui le faisait délirer à portée de bouche, et apparemment aucun obstacle : il allait enfin pouvoir l’avaler jusqu’au bout. Il n’oublia pas de prendre sa respiration, reprit ses efforts d’avaleur de sabre. Il sentit les mains de Karim écarter ses fesses, puis sa rondelle caressée doucement par…un doigt. Karim se servait de ses pouces alternativement et la faisait frémir de contentement. Ce contact lui fournit le surcroît d’excitation qui lui manquait. Il décontracta la gorge, oscilla de la tête à gauche et à droite, et soudain trouva le bon angle. L’immense verge lui envahit le gosier et d’un seul mouvement il toucha les poils du pubis avec son menton et les testicules avec son nez. Au même moment il déglutit. Karim rugit de plaisir, leva la tête et les épaules et engloutit la langue dans la rosette palpitante.

Pendant les minutes qui suivirent les deux jeunes gens ne furent plus que deux créatures en rut totalement déchaînées. Alexandre, l’étudiant sérieux qui avait toujours tout sacrifié à ses études, dont les seules activités extra-scolaires étaient le sport et d’occasionnelles sorties cinéma, qui venait de perdre sa virginité à vingt-et-un ans, était méconnaissable en avaleur de queue : lorsqu’il rééditait son numéro de gorge profonde, en améliorant son endurance à chaque fois, il ne pouvait s’empêcher de grogner de jouissance, ressentait une bouffée de quelque chose qui traversait tout son corps en un éclair et augmentait encore son érection, et massait les testicules de son amant avec ses mains avec la même volupté qu’il en massait la verge avec sa gorge. Il avait totalement disjoncté. Karim lui non plus ne parvenait pas à se maîtriser. Il ne savait pas ce qui lui procurait le plus de plaisir, de la gorge d’Alexandre ou du frénétique travail de forage auquel se livrait sa langue dans le cul du jeune homme. Il n’avait plus rien de commun avec le garçon calme, l’ancien étudiant des Beaux-arts, passionné de cinéma, qui tentait de faire son chemin dans ce monde. La pièce était remplie des bruits de leur luxure et des sons gutturaux qu’ils ne pouvaient retenir.


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